Spectacle gestuel

Dans les jupes de ma mère

Par la Compagnie Toutito Téatro





    Dimanche 27 octobre 2019

    15h30

    Hall du Forum





S’il y a bien une journée qui n’est pas tout à fait comme toutes les autres, quand on est petit, c’est celle où pour la première fois… on quitte la maison pour aller à l’école ! Tout est bousculé, tout est nouveau, cette première séparation est une grande émotion.

Spécialiste d’un théâtre visuel et gestuel, le Toutito Teatro invente un décor vivant, un « corps paysage », une « maison-maman » qui recèle tous les accessoires propices au récit de cette journée hors normes. D’une veste, d’une chemise, du pli d’une jupe apparaissent la géographie de la maison mais aussi l’indispensable doudou ou la route qui éloigne… Les deux comédiens racontent visuellement, aux enfants et à leurs parents, comment quitter tout en douceur les jupes de maman !



Toutito Téatro

Toutito Teatro est composée d’artistes venus d’horizons différents (France, Chili et Hongrie) animés par une volonté d’unir dans leurs créations leurs particularités culturelles. Ixchel Cuadros et Sandrine Nobileau se rencontrent à l’Académie Théâtrale de l’union du CDN de Limoges en 1999. Elles poursuivent leurs formations au Théâtre des Ailes de Budapest où elles croisent Ádám Baladincz. En 2007, ils se rejoignent en Basse Normandie et rencontrent Franck Bourget qui intègre à son tour l’équipe. Ils se retrouvent donc autour d’un projet artistique commun et orientent leur travail vers un public familial en développant progressivement un théâtre visuel et gestuel où la transversalité entres les formes devient la ligne directrice.

Karacena, la Biennale des arts du cirque et du voyage, est l'émanation directe de cette école, plateforme artistique qui permet depuis 2006 aux apprentis artistes de travailler et de se produire avec des artistes en résidence ou formateurs, en cirque, danse, musique et théâtre. Une collaboration artistique qui s'apparente à un compagnonnage, primordiale pour l'avenir professionnel de ces jeunes artistes en devenir.

Les Artistes

Ixchel Cuadros et Sandrine Nobileau se rencontrent à l'Académie Théâtrale de l'union du CDN de Limoges en 1999. Elles poursuivent leurs formations au Théâtre des Ailes de Budapest où elles croisent Ádám Baladincz. En 2007, ils se rejoignent en Basse Normandie autour d'un projet artistique commun et orientent leur travail vers un public familial en développant progressivement un théâtre visuel et gestuel où la transversalité entres les formes devient la ligne directrice.

Dans les spectacles de la compagnie Toutito Teatro, se fondent les frontières entre le théâtre de mouvement, la danse, le théâtre d’objets et de matières. La démarche artistique de la compagnie est de développer un théâtre visuel et gestuel dans une logique de communication non verbale en s'appuyant sur la transversalité entre les formes. Les spectacles résultent d'une écriture scénique, C'est l'expérimentation au plateau et la résonance de tous les éléments scéniques entre eux, qui permettent l'émergence de la dramaturgie.

C'est à travers le geste que s'écrit le spectacle et c'est donc le geste qui est au coeur même de la création artistique. Dans le type de travail que la compagnie défend, dans l'écriture même du spectacle, une brèche est laissée pour le spectateur car c'est sa vision et sa part de liberté d'interprétation qui vient compléter et/ou moduler le propos de l'oeuvre.

La compagnie a orienté son travail vers un public familial et se propose à travers ses différents projets artistiques de se questionner sur des thèmes et des préoccupations qui se posent à nous depuis l'enfance et que l'on continue de porter à l'âge adulte.

« Parler de chose sérieuses et regarder avec un oeil d'enfant». Ce langage s'écrit par le croisement entre des formes comme le théâtre d'objet, la marionnette et autres formes animées, la danse, les arts plastiques etrepose surle métissage des savoirs portés par les artistes de la compagnie.

Notes d'intention

En février 2017, nous avons créé le volet 2 du Diptyque « Sur les pas du petit chaperon... » et avons ainsi achevé notre cycle autour de l'adaptation de ce conte. Le Diptyque étant maintenant sur les routes pour une belle tournée sur cette saison et de prometteuses perspectives sur les saisons à venir, nous avons repris notre souffle et mis dans le pot commun nos petits frémissements, nos étincelles, nos inspirations et nos rêves naissants, en vue des prochaines créations.

A l'issue de ces « séminaires » et échanges sur nos perspectives et désirs artistiques, nous avons décidé d'innover dans notre façon d'envisager les chantiers en devenir et d'orienter les trois prochaines années autour d'un même thème qui est celui de la famille. Ce que nous n'avions jamais fait auparavant.

AEh oui ! La Famille ! Vaste thème évidemment avec de multiples portes d'entrée, suffisamment complexe et puissant à la fois pour ne pas tomber dans la redondance. La famille... c'est bien entendu parler de ce qui nous unit les uns aux autres, c'est ce lien entre le passé, le présent et le futur et pour reprendre le proverbe c'est « nos racines et nos ailes ». Mais la famille, c'est aussi les secrets, les tensions, les ruptures, les deuils et les petites casseroles ... La famille déchaine les passions, suscite les débats et se positionne au centre de nos préoccupations, elle est toujours en mouvement et en évolution tout comme nos sociétés.

Pour nous qui faisons du théâtre en direction des familles, pour qui les différents degrés de lecture sont au cœur même de nos travaux, il nous est apparu pertinent de travailler sur cette mise en abime entre le thème et le public.

« Dans les jupes de ma mère » est un « format de poche » dans le sens où nous l'imaginons comme un spectacle « tout terrain » léger techniquement et tout aussi bien adapté aux théâtres qu'à des lieux non équipés et plus insolites. Cette création nous la destinons à un tout public à partir de 2 ans. Pour parler de la famille à des touts petits nous avons eu envie de raconter très simplement les rituels de la journée d'un enfant, une journée pas comme toutes les autres… Nous avons eu envie de parler de « La » fameuse journée de rentrée à l'école, la toute première fois où l'on quitte le cocon familial et on s'aventure dans un nouveau monde.

Et pour raconter cela nous continuons d'explorer plus avant le costume castelet et le corps paysage car nous n'avons pas encore fait le tour de cette envie de tissu! Le sentiment du cocon familial est souvent associé et cristallisé dans l'image de la maison « le home sweet home ». C'est pourquoi notre « héros » d'un jour évolue dans une « maison -maman ». La géographie de la maison trouve vie dans les recoins des manteaux, les plis des chemises de ses parents qui doivent eux aussi un jour, laisser leurs enfants quitter les jupes de leurs mamans…

Festival En ribambelle

A partir de 2017, il a pris une dimension métropolitaine et fait une plus large place à la création, notamment celle des équipes artistiques de la région. Dorénavant, il se déploie dans une dizaine de lieux : le Théâtre municipal de Fontblanche à Vitrolles, le Forum de Berre-l'Etang, le Théâtre Comoedia à Aubagne, Scènes et Cinés (Théâtre de l'Olivier à Istres, Théâtre de la Colonne à Miramas, Espace Gérard Philipe à Port St Louis...), Le Sémaphore, scène conventionnée de Port-de-Bouc, le Théâtre de la Joliette, scène conventionnée pour les écritures contemporaines, le Mucem, La Criée – Théâtre national de Marseille et le Théâtre Massalia à Marseille.

Chaque édition propose une douzaine de spectacles, certains circulant d'un lieu à un autre, en particulier les créations auquel le festival propose une diffusion et une visibilité. Mais il offre aussi aux familles ou aux groupes, des ateliers, des programmations de films avec Cinémanimé, des expositions...

Les nouveautés de cette 6e édition

En 2019, le festival s'adressera pour la première fois aux adolescents, avec deux spectacles parmi les treize de la programmation. La marionnette et le théâtre d'objet sont des arts qui créent depuis longtemps pour le public adulte et il est naturel qu'ils se tournent à leur tour vers l'adolescence.

Cette nouvelle édition est aussi l'occasion d'affermir les liens entre marionnette et cinéma d'animation. Des passerelles existaient déjà dans certains lieux entre la programmation du festival et les propositions de cinémas de proximité. Mais, cette année, un partenariat s'invente entre Cinémanimé, le festival du cinéma d'animation porté par Cinémas du Sud – Tilt et En Ribambelle !

Enfin, le festival accueillera cette année Objet, toi-même !, l'exposition conçue par POLEM, le regroupement des marionnettistes de la région. Ceux-ci ont imaginé un ensemble de « boîtes » présentant les univers artistiques de chacun, en écho les uns aux autres parfois. Ils présentent ainsi un aperçu du foisonnement de la marionnette et du théâtre d'objet sur notre territoire. En 2019, l'exposition sera accueillie au Mucem.

Les structures du festival

« La Criée – Théâtre national de Marseille et le Théâtre Massalia – scène conventionnée d'intérêt national Art, enfance et jeunesse ont fondé le festival en 2014, rejointes par le Mucem en 2016. Depuis 2017, le festival s'étend sur le territoire métropolitain et rassemble une dizaine de lieux. La programmation est construite collégialement, chaque structure restant maîtresse de ses choix artistiques et prenant en charge tous les coûts afférents à celle-ci. La création et l'attention aux artistes de la région sont des enjeux portés par toutes. Le Théâtre Massalia assure la coordination du festival et est maître d'œuvre de sa communication, mais les modalités de celle-ci sont également concertées. Les structures du festival mettent à disposition de celui-ci leurs compétences et leurs supports de communication selon les besoins.